Daphne Rose et Mikhaël



1.     Dans la vallée de l'ombre   Daphne Rose Kingma

2.     L'autre monde   Omraam Mikhaël Aïvanhov

3.     À vous pour toujours   Daphne Rose Kingma

4.     La mort   Omraam Mikhaël Aïvanhov

5.     Indice de mortalité   Daphne Rose Kingma

6.     La vie et la mort   Omraam Mikhaël Aïvanhov

7.     Recevoir la Lumière   Daphne Rose Kingma

8.     Les Archives Cosmiques   Omraam Mikhaël Aïvanhov

9.     Une perte profonde   Daphne Rose Kingma

10.   La vraie mort   Omraam Mikhaël Aïvanhov

11.   La vie elle-même   Daphne Rose Kingma

12.   Les finalitaires   Omraam Mikhaël Aïvanhov



 
Dans la vallée de l'ombre


   La plupart d'entre nous ont si peur de la mort que l'une des plus difficiles tâche de l'amour est d'être avec une personne mourante. Nous nous sentons embarrassés et dépaysés. Nous piétinons, nous essayons d'ignorer le fait flagrant que, alors que nous restons là, elle quitte ce monde.

   Si une personne que vous aimez est mourante, n'ayez pas peur de prendre part à l'expérience. Souvenez-vous des moments que vous avez partagés et parlez-en joyeusement ; remerciez-la de ce qu'elle vous a appris, des cadeaux que vous avez reçus. Invitez-la à parler de son passé, de ses joies et de ses triomphes, de ses peines, de ses peurs et de ses regrets. Remerciez-la de partager une partie de sa vie avec vous.

   Vous pouvez vous sentir mal à l'aise, mais rappelez-vous que, même si vos tentatives vous semblent maladroites, ce sera bien mieux que de ne rien faire du tout. Elles recouvriront votre relation d'une ultime enveloppe d'amour.


Daphne Rose Kingma



L'autre monde


   Ne croyez pas que quand vous serez dans l'autre monde vous allez acquérir les qualités que vous n'avez pas su manifester dans celui-ci ! Si vous étiez méchant, déraisonnable et égoïste ici sur terre, vous le resterez là-bas aussi. Dans l'autre monde on ne s'améliore pas ; dans l'autre monde on vérifie seulement, on constate, on prend conscience de ses erreurs, de ses lacunes ou au contraire de ses actes justes et bons. C'est ici, sur la terre, que l'on s'instruit. Et si on n'a pas commencé à s'instruire ici, ce n'est pas de l'autre côté qu'on commencera à le faire. De l'autre côté, je le répète, on constate seulement, et on ne peut rien faire, on ne peut plus corriger quoi que ce soit. On voit, par exemple qu'on était jaloux, orgueilleux, coléreux, craintif, et on ne peut rien y changer. Pour changer quelque chose, il faut redescendre sur la terre et travailler à réparer toutes ses erreurs et à s'améliorer.
  

Omraam Mikhaël Aïvanhov



À vous pour toujours


   Vous ne perdez jamais réellement une personne que vous avez aimée. Peu importe ce qui peut vous séparer ; le temps, la distance, les relations qui ont précédées ou peuvent suivre une relation particulière, ou même la mort. L'amour que vous avez partagée et l'âme que vous avez rencontrée grâce à cet amour seront pour toujours dans votre cœur, dans ce que vous êtes, dans votre façon d'aimer.

   Éliminez tous les signaux d'arrêt et plongez dans toutes les possibilités de l'amour. Possédez, ressentez, prenez du plaisir, prenez des risques, recevez. Même si un camion de dix tonnes renverse demain tous vos rêves, c'est de ce que vous avez mis dans votre amour que vous pourrez toujours vous souvenir. Mais si vous ne sautez pas de tout votre coeur, tout ce que vous aurez sera la pensée de ce qui aurait pu être.


Daphne Rose Kingma



La mort


   La mort, ce principe de désintégration, de décomposition, est le plus grand bienfaiteur : il permet aux êtres de se libérer pour pouvoir aller plus loin, plus haut. Les Initiés, qui connaissent les plans de l'Intelligence cosmique, acceptent la réalité de ces deux principes de vie et de mort, et ils s'efforcent de travailler avec le principe de vie qui purifie, embellit, illumine. Le principe de vie est plutôt mental et spirituel, et celui qui s'efforce de l'alimenter par des pensées justes, des sentiments généreux, peut retarder l'action du principe de mort. Bien sûr, même en faisant ce travail il ne pourra échapper ni à la vieillesse ni à la mort, car il ne faut pas se faire d'illusion : ici, sur la terre, l'homme ne vivra jamais dans une éternelle jeunesse. Mais si nous apprenons à donner la prépondérance à l'esprit, c'est lui qui entretiendra l'activité en nous et qui nous donnera la souplesse et la joie. Le secret de la jeunesse, la vraie, c'est de ne jamais s'arrêter dans sa marche vers le sommet des montagnes spirituelles.


Omraam Mikhaël Aïvanhov



Indice de mortalité


   De temps à autre nous vivons des expériences qui nous font réaliser à quel point est ténu le fil qui nous relie à notre épineuse mortalité. Une personne que nous aimons est soudainement blessée de façon tout à fait inattendue, l'échelle tombe, nous avons une coupure au doigt qui saigne abondamment, la voiture qui vient en sens inverse dérape stupidement et entre en collision face à face avec la nôtre, et nous voilà confrontés à notre grande fragilité.

   Quand le malheur frappe une personne que vous aimez tendrement, ou qu'une expérience inopinée vous ouvre les yeux sur votre sentiment de mortalité et la possibilité de perdre un être cher, la question n'est pas de savoir comment vous pouvez apprendre à vous détacher, à ressentir le moins possible, de façon à ne pas avoir à faire face à l'angoisse d'un deuil potentiel, mais de savoir comment vous pouvez vivre chaque moment en étant profondément reconnaissant d'avoir au moins eu l'occasion d'aimer.


Daphne Rose Kingma



La vie et la mort


   On considère généralement la vie et la mort comme des manifestations d'égale puissance, et même certains ont tendance à penser que la mort est plus forte que la vie. Non. En apparence, bien sûr, on voit toujours la mort lutter contre la vie et finir par prendre le dessus. Mais en réalité, devant les puissances de la vie, la mort ne peut pas grand-chose. Observez bien, et vous verrez que partout, partout, il n'y a que la vie qui se manifeste. Quand la mort apparaît de temps en temps, par-ci par-là, elle entraîne seulement un changement dans le décor, tandis que la vie, elle, continue sans interruption... Si la mort était plus puissante que la vie, il ne restarait plus rien de vivant dans l'univers. Or, la vie est partout et la mort nulle part. Les puissances de la vie sont toujours supérieures à celles de la mort.


Omraam Mikhaël Aïvanhov



Recevoir la Lumière


   Quand meurt une personne que vous aimez, celle-ci projette sa lumière sur vous, d'où qu'elle se trouve. Les qualités, le génie et les talents qui étaient siens viendront vous habiter d'une étrange et mystérieuse façon ; son absence vous emplira de sa présence.

   C'est ce qu'elle laisse en héritage. Au cœur de votre perte, c'est son cadeau. Attendez-le ; recherchez-le. Croyez-y, et vous le recevrez sans aucun doute.


Daphne Rose Kingma



Les Archives Cosmiques


   Les Archives Cosmiques conservent les formes corporelles que les êtres ont possédées ici sur la terre, et même souvent avec la forme de leurs vêtements... Supposons qu'on veuille, dans une séance spirite, évoquer un personnage qui a vécu il y a plusieurs milliers d'années : il viendra, il vous parlera exactement sous la forme qu'il avait dans le passé. En réalité, ce n'est pas lui-même qui est là, c'est sa forme qui est restée depuis des millénaires dans les archives de la nature, sa forme animée qui vous parle, que vous pouvez voir, toucher presque... Car les formes ne disparaissent pas. L'être humain qui vient s'incarner prend une forme qu'il quitte à la fin de sa vie ; elle ne lui sert que pour une incarnation, mais cette forme est conservée dans les archives de l'univers, l'Akasha Chronica. Quand il vient se réincarner, il prend une autre forme, et celle-là aussi sera conservée. Il y aura toujours de nouvelles formes, et toutes seront conservées jusqu'à la disparition de l'univers.


Omraam Mikhaël Aïvanhov



Une perte profonde


   La mort de votre mère, c'est plusieurs choses : la fin du lien avec la personne qui nous a engendré, le terme d'un relation qui nous a formé et frustré, un trou dans la fibre de notre vie.

   L'amour d'une mère est le jalon de notre vie ; si nous l'avions, nous pleurons sa perte ; si nous n'en recevions pas suffisamment, nous pleurons devant la place qui sera vide à jamais.

   Si votre mère est morte, puisse votre coeur être de nouveau rempli de l'amour que vous avez reçu d'elle, et, dans l'absence créée par son départ, puissiez-vous découvrir l'esprit maternel en vous-même.


Daphne Rose Kingma



La vraie mort


   Tous ceux que l'on prétend avoir ressuscités n'étaient en réalité pas morts, même si on a pu croire qu'ils l'étaient parce que leur coeur ne battait plus. La véritable mort ne se produit pas quand le coeur cesse de battre, mais quand il a perdu sa chaleur. Ne plus respirer n'est pas encore la mort. Tant que le coeur garde sa chaleur, l'homme peut être ramené à la vie par des frictions ou d'autres soins, ou même par les moyens de la magie divine. Mais quand la chaleur quitte le cœur et que la corde d'argent qui relie le corps physique au corps éthérique et au corps astral est coupée, on ne peut plus rien faire pour le ramener à la vie.


Omraam Mikhaël Aïvanhov



La vie elle-même


   Comment il nous est facile d'oublier à quel point la vie est précieuse ! Aussi loin que nous pouvons nous rappeler, nous avons été là, en vie. Contrairement aux autres choses pour lesquelles nous avons des points de comparaison — le blanc et le noir, le jour et la nuit, le bon et le mauvais — nous sommes si profondément plongés dans la vie que nous ne pouvons la voir que dans son contexte. Nous ne voyons la vie en comparaison avec rien d'autre, avec la non-existence, par exemple, avec le fait de n'être pas né. La vie est, tout simplement.

   Mais la vie elle-même est un cadeau. C'est une faveur que de venir au monde : de sentir, respirer, penser, jouer, danser, chanter, travailler, faire l'amour, pendant cette vie particulière.

   Aujourd'hui soyez reconnaissant pour la vie. Pour la vie elle-même ! D'être né, tout simplement.


Daphne Rose Kingma



Les finalitaires


   Lorsqu'un être s'est complètement libéré, qu'il n'a plus aucune dette karmique à payer, il ne se réincarne plus : il reste en haut dans la béatitude et la lumière, car plus aucune obligation ne l'attire sur la terre. Mais parmi ces êtres qui se sont libérés, il y en a quelque-uns qui, voyant les souffrances de leurs frères humains sur la terre, décident de les aider... Tous ceux qui ont vécu sur la terre ne peuvent pas absolument effacer le souvenir des expériences qu'ils y ont faites et couper le lien avec elle. Ils sont libres, ils ont tout vaincu, ils vivent dans l'éternité, et pourtant, de temps à autre, le désir leur vient de jeter un regard sur ces pauvres humains parmi lesquels ils ont vécu et auquels, malgré toute la distance qui les sépare, ils se sentent liés. Après des siècles, des millénaires même, ils se souviennent, et dans la grandeur et l'abondance de leur cœur, ils décident de redescendre sur la terre pour partager leurs difficultés et les aider.


Omraam Mikhaël Aïvanhov


 
Page 1     Comprendre la mort   André A. Bernier

Page 2     
Daphne Rose et Mikhaël   Daphne Rose Kingma et O. M. Aïvanhov

Page 3     
Selon Eckankar   anonyme

Page 4     
Ce qu'en pense Ernest   Ernest Tanguay

Page 5     
La mort nous fait signe à temps   Dr Max Bürger

Page 6     
Mourir   Placide Gaboury

Page 7     
La cryogénisation   Michel Marsolais

Page 8     
Le sommeil, image de la mort   Omraam Mikhaël Aïvanhov

Page 9     
Steve Jobs, son discours à Stanford en 2005   Steve Jobs

Page 10   
L'expérience de la mort   Dr Raymond Moody

Page 11   
Naissance de l'idée de réincarnation   anonyme

Page 12   
Le médecin devant la mort   Hubert Doucet

 

 

 

 
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