Comprendre la mort  

 

Il peut être dérangeant pour certains d'envisager la mort, mais soyons bien conscients que nous y arriverons tous tôt ou tard. Si notre âme s'avère être immortelle, il en est autrement pour notre corps physique, nous devrons nous en départir un jour ou l'autre. Alors, pourquoi ne pas nous préparer adéquatement à ce qui est inévitable ? Pour bien comprendre la mort, nous devons d'abord parler de la vie, et c'est ce que nous vous proposons dans les premiers textes de cette page. La mort n'est qu'une étape dans notre cheminement éternel. Donc, pour acquérir une juste compréhension du sujet, prenons le temps de bien comprendre les premiers textes. Ensuite seulement, nous aborderons la mort, pour terminer par quelques explications sur la réincarnation. Pour approfondir sur le sujet, consultez les pages suivantes. Bonne lecture


 
Réussir notre passage sur terre
 
 
   Quel est le but de notre passage sur Terre ? Sommes-nous conscients de ce que nous devons accomplir durant ce périple ?
   
   Nous agissons souvent comme si nous étions dans ce monde seulement pour satisfaire des désirs et des caprices qui ne sont finalement jamais assouvis. Et si notre précieux temps était en quelque sorte un stage de perfectionnement de notre « être », un temps qui nous est accordé pour apprendre à être à l'écoute de nous-mêmes ? Pour accomplir cette mission, nous avons un outil nettement sous-utilisé : notre intuition.
 
   L'intuition provient de notre esprit, cette partie de nous qui a une certaine conscience du monde dans lequel on vit. Même si la plupart d'entre nous ne peuvent le percevoir, notre esprit est en lien direct avec l'Esprit Universel, la source de la connaissance véritable et de la Conscience. Nous disposons ainsi d'un atout important, si nous apprenons à faire la différence entre les messages de l'Esprit, qui nous guident sagement, et ceux de l'ego qui veulent nous faire croire que notre mission est de vivre pour l'entretenir, lui !
 
   Le « travail » que nous faisons sur nous-mêmes durant notre passage sur Terre est la seule chose que nous emporterons dans la mort. Quant à nos multiples acquisitions matérielles et intellectuelles, si impressionnantes soient-elles aux yeux des hommes, nous devrons tous nous en départir. Elles ne sont pas nous.
  
   Ceux qui s'appliquent à « être » au lieu de « paraître » durant leur passage sur Terre, se donnent toutes les chances de vivre le vrai bonheur. Ils sont aussi mieux préparés à accéder, dans la joie, aux étapes suivantes.



Notre perception limitée de la vie
 
 
   Notre planète Terre fait partie d'un immense univers que nous connaissons à peine. Se peut-il que la vie existe sur d'autres planètes, ou dans d'autres systèmes solaires ?
  
   En fait, la vie existe partout, et elle unit tout ce qui existe, dans l'univers visible, comme dans sa contrepartie invisible. Il n'existe aucune « coupure » entre le monde que nous voyons, et la galaxie la plus éloignée de nous. Notre perception limitée nous permet de capter seulement une infime partie de la réalité. Petits que nous sommes, nous ne voyons que notre petit monde.
 
   Il se pourrait même que nous ne soyons pas les principaux habitants de la Terre. Selon « Le Livre d'Urantia », les « Médians » y seraient arrivés avant nous, et ils la quitteraient après nous. Eux, et bien d'autres encore, partagent notre Terre. Ils existent sur des niveaux de conscience que nous ne percevons pas. Plusieurs histoires peuvent ainsi se jouer au même moment, au même endroit, mais chacune à sa propre « fréquence », comme à la radio ou à la télé.
 
   Bien sûr, nos scientifiques sont « frileux » à l'idée d'admettre qu'il puisse exister d'autres formes de vie, ici ou ailleurs. Pour eux, ce qui ne peut être vérifié par la méthode scientifique, n'est pas valable. Cette approche a permis, jusqu'à maintenant, de conserver une rigueur dans notre démarche d'apprentissage. 
  
   Cependant, nos conceptions rigides de la vie vont changer dans le proche futur. Plusieurs scientifiques ont mené des expériences qui les ont conduits aux frontières entre le matériel et l'immatériel. Ils franchiront bientôt ce portail, et remettront alors en question plusieurs des théories actuelles sur la source de la vie.
 
   Aujourd'hui, nous connaissons mieux la matière et les éléments qui la constituent, mais nous en sommes encore au tout début de notre véritable compréhension de l'univers.
 
 

 
Où est le ciel  ?

 
   Nous étions jeunes, nous regardions là-haut en espérant voir Dieu quelque part sur un nuage. Mais nous n'avons jamais rien vu... Pourtant, on nous disait... Et nous avons grandi, nous regardons encore vers le haut en parlant du ciel. L'image s'est bien ancrée en nous. Mais où est-il ce ciel ? Où allons-nous après notre passage sur Terre ? 

   Le ciel, que nous concevons comme un lieu, devrait plutôt être vu comme un état. En fait, c'est un changement de niveau de conscience qui nous attend à la mort. Nous avançons d'un cran. La mort n'est pas une punition : C'est la poursuite de la vie, une octave plus haut. En nous libérant du corps physique, nous nous débarrassons aussi de notre ego. Sans ego, nous ne pouvons plus nous faire de cachettes. Nous retrouvons notre conscience dans sa plénitude. Certains appellent cette étape le purgatoire, car ici, nous regrettons amèrement nos fautes passées.

   Après ce préambule (qui peut être long) où nous analysons nos réussites et nos erreurs durant notre passage sur Terre, nous pouvons enfin accéder au plan de conscience suivant, que les religions appellent le ciel. C'est une étape où l'âme trouve la paix et peut enfin goûter la plénitude (pour un certain « temps »).

 
 
Notre connexion avec Dieu

 
   L'Église catholique traverse actuellement une période difficile. La décision d'interdire le mariage des prêtres, dans le but d'atteindre une plus grande spiritualité, s'avère intenable pour certains. Cette sexualité refoulée, peut parfois ressurgir de façon incorrecte. L'Église aurait pu réagir plus vite, direz-vous, mais on se souvient que dans le passé, tout acte sexuel illicite était gardé secret, autant dans les familles que dans les églises, c'était un sujet tabou, on n'en parlait pas, point.

   Il n'y a pas si longtemps, les religions étaient les seules à proposer des « procédures » pour nous approcher de Dieu. Elles étaient à la mesure de l'évolution du moment. Aujourd'hui, autres temps, autres mœurs, on se retrouve à fuir les églises, sans pour autant avoir trouvé un autre moyen pour exprimer notre spiritualité. Pourtant l'âme, pour utiliser le terme religieux, a toujours ce besoin de reconnexion avec sa source, comme le corps a besoin de nourriture. Que nous le reconnaissions ou non, nous sommes bien composé d'une partie matérielle, et d'une autre immatérielle.

   Nous savons instinctivement qu'il existe une Intelligence Suprême qui régit l'univers au complet, mais nous ignorons comment la contacter. La méthode est pourtant simple. Ce que nous cherchons au loin, se trouve tout simplement en nous, au centre de chacune de nos cellules. C'est l'Énergie, l'Étincelle qui nous a donné la vie, et qui nous anime encore aujourd'hui. Débarrassés des procédures accablantes du passé, reconnaissons cette Énergie bienveillante, et demandons-lui de nous guider pour accomplir correctement notre passage sur Terre.



La cinquantaine


   Si pour certains la cinquantaine signifie le début de la vieillesse, pour d’autres plus avisés, c’est plutôt le début de la sagesse, ou « l’âge des accommodements raisonnables ».

   À cet âge, si nous prenons le temps d’être à l’écoute de nous-mêmes, nous constatons que notre conscience devient plus éveillée, l’ego nous laisse un certain répit. C’est donc une période propice pour évaluer objectivement notre cheminement à ce jour, et pour mettre de l’ordre dans notre vie, si nécessaire. Nous avons probablement le temps de nous reprendre à bien des points de vue. Évaluons nos acquis matériels et spirituels
 ; où en sommes-nous, et où en serons-nous dans dix ou vingt ans ?

   Notre bagage matériel et intellectuel s’est accru avec les années, mais on ne réussit pas une vie seulement avec des biens matériels et des connaissances, il est temps, si ce n’est déjà fait, d’y mettre aussi du cœur, c’est-à-dire de penser et d’agir avec amour dans tout ce que nous faisons. Ces quelques dizaines d’années qui nous restent à vivre sont primordiales pour notre âme, et par le fait même, pour notre bonheur futur.

   Si nous nous appliquons à faire de notre mieux à partir de maintenant, nous en serons largement récompensé, dans ce monde, et dans les suivants également.



Réfléchir à la mort


   Réfléchir à la mort ne veut surtout pas dire que nous la souhaitons pour bientôt, mais plutôt que nous avons la sagesse de prendre les dispositions nécessaires pour que le jour venu, cette transition se fasse harmonieusement, dans la mesure du possible.

   La meilleure garantie que l'on puisse s'offrir devant la vie et la mort, sera toujours l’amour que l’on porte en soi. L’amour est un guide absolu qui nous positionne bien au dessus des difficultés de la vie et des affres de la mort. L’amour aiguise l’intuition, et celle-ci se charge par la suite de nous orienter vers les meilleurs décisions à prendre en fin de vie.

   En quittant ce monde, nous y larguons nos proches. Guidés par l’amour, nous trouvons alors comment les laisser dans la paix morale et financière. Nous avons également certaines précautions à prendre pour nous-mêmes. Un choix qui semble bien louable sur le plan physique, peut toutefois porter préjudice à l’âme. Ainsi, le don d’organes, qui sauve de nombreuses vies, s’avère dérangeant pour l'âme.

   Idéalement, le corps du défunt ne devrait pas être « charcuté » avant la quatrième journée suivant son décès. L’âme a besoin de ce délai pour archiver adéquatement les acquis de tous les organes du corps physique durant cette dernière incarnation. Ensuite seulement, on devrait procéder à l’incinération. Cela devait être dit, mais sachez que ce fait me perturbe beaucoup moi-même. Que votre conscience vous guide dans cette délicate décision.

   Après la mort du corps physique, l'âme du défunt, de son nouveau niveau de conscience,  suit habituellement de près les procédures infligées à son enveloppe charnelle. Durant un certain laps de temps, elle peut aussi « flâner » dans son entourage terrestre.



L'arrivée dans l'autre monde


   L'heure de la transition est arrivée, et ce qui faisait si peur à certains, se passe dans une quiétude jamais atteinte à ce jour. Ce n'est pas un sentiment de mort que l'on ressent à ce moment-là, mais plutôt l'impression d'être plus vivant que jamais auparavant. Les limitations du corps physique s'estompent.
   Ceux qui sont décédés brutalement quant à eux, sont souvent un peu perdus. Ils ont de la difficulté à admettre qu'ils sont morts. D'autres entités s'occuperont de les guider. Le caractère d'un individu ne change pas nécessairement à sa mort, l'âme conserve ses « particularités humaines » un certain temps encore. Ainsi, un orgueilleux demeure orgueilleux, et un craintif reste aussi craintif.

   Une âme qui possède une certaine connaissance de ce qui se passe après la vie aura naturellement plus de facilité à s'adapter. Ce qui ne veut pas dire qu'elle bénéficiera de passe-droits. Après une « période » d'adaptation dans ce nouveau monde, l'âme retrouve sa pleine conscience, et commence à analyser objectivement son incarnation précédente. Elle réalise alors que ce qui n'a pas été réussi durant la dernière incarnation ne peut être complété dans le monde de la mort.

   Ces apprentissages devront être repris subséquemment dans un corps physique, dans un monde matériel. Dans l'autre monde, je le répète, on constate seulement, et on ne peut rien faire pour corriger nos lacunes. Suite à cette étape, l'âme choisira des expériences à faire dans sa prochaine incarnation, toujours dans le but de s'améliorer, et ainsi de s'approcher de la Source Suprême.

   Dans le monde matériel, notre ego s'applique à distraire l'âme de ses priorités, c'est pourquoi l'âme qui n'a pas atteint sa maturité, doit retourner périodiquement à ses sources pour rechercher la Lumière voilée par l'ego.



La réincarnation


   Est-ce que tout s'arrête à la mort du corps physique, ou est-ce la renaissance sur un autre plan d'existence ? Pour ceux qui acceptent le principe de la réincarnation, la mort ne représente qu'une étape entre deux séjours sur Terre.

   Quand survient la mort, l'âme poursuit son existence sur d'autres plans, elle ne dort jamais. Elle ne regrette pas non plus la perte de son corps physique. Suite à une existence terrestre, l'âme débarrassée de l'ego, peut réviser objectivement sa vie passée, et décider des expériences à accomplir dans sa prochaine vie, afin de parfaire son évolution. Les passages sur les plans physiques sont indispensables. C'est ici que l'âme expérimente, et non sur les plans supérieurs.

   La Terre, c'est vraiment l'école de la vie. Il est toutefois impossible au cours d'une seule incarnation d'atteindre la perfection. C'est pourquoi l'âme anime différents corps de façon successive. Pour atteindre ses objectifs, l'âme peut choisir des incarnations difficiles, dans un corps défaillant, ou dans des conditions de vie éprouvantes, si cela peut accélérer son avancement. On comprend ici que les souffrances qui peuvent s'en suivre ne sont pas infligées par un Dieu vengeur, c'est bien notre propre choix, et nous devons l'assumer.

   Nous récoltons aussi ce que nous avons semé, en bien ou en mal, dans nos vies précédentes ; c'est la loi du karma. Nous ne sommes jamais victimes du destin. Nous sommes les seuls vrais responsables de nos succès et de nos échecs. La raison d'être de la loi du karma n'est pas de nous punir, mais de nous enseigner. Quand nous comprenons la grandeur de la mission que nous nous sommes imposé, nous acceptons mieux les contraintes de la vie sur Terre. C'est par la maîtrise de soi sur le plan terrestre, que l'on peut abréger son karma.

   La réincarnation permet également d'expliquer certains aspects de notre personnalité. En effet, l'âme conserve ses attributs au cours des incarnations successives. Ainsi, nous comprenons mieux la naissance d'un enfant surdoué dans un domaine en particulier. Nous avons aussi tendance à renaître dans le même entourage, près des mêmes personnes, pour poursuivre peut-être, un travail déjà commencé. La vie actuelle est la conséquence directe, inévitable, de nos vies passées, tout comme notre vie future sera la résultante de nos actions présentes.

   Naître, mourir, renaître encore, et progresser sans cesse, jusqu'à ce que l'âme ait atteint son plein potentiel. Alors seulement, l'âme humaine fusionnera avec Dieu, et vivra la plénitude pour l'éternité.


André A. Bernier
 
                                                      

Testament, un très beau texte de Richard Langlois (Mettez le son)
           
                      


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Daphne Rose et Mikhaël   Daphne Rose Kingma et O. M. Aïvanhov

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Selon Eckankar   Anonyme

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Ce qu'en pense Ernest   Ernest Tanguay

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La mort nous fait signe à temps   Dr Max Bürger

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Mourir   Placide Gaboury

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La cryogénisation   Michel Marsolais

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Le sommeil, image de la mort   Omraam Mikhaël Aïvanhov

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Steve Jobs, son discours à Stanford en 2005   Steve Jobs

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L'expérience de la mort   Dr Raymond Moody

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Naissance de l'idée de réincarnation   Anonyme

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Le médecin devant la mort   Hubert Doucet

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La maladie et la mort   Placide Gaboury

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La mort n'est plus ce qu'elle était   Placide Gaboury

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La mort est un berceau   Doris Lussier

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À ceux que j'aime... et qui m'aiment   Charlotte Newashish-Flamand

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Avant de mourir, les gens regrettent généralement :   Bronnie Ware

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Deux bébés discutent de la vie   Anonyme

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Je suis seulement revenu pour mon chien   Charles Berlitz

Page 20   Surprise, en arrivant au ciel !   André A. Bernier


Page 21   Testament   Richard Langlois

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Après la mort, quoi ?   Placide Gaboury

Page 23  
L'étonnante activité du cerveau   Figaro.fr

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Zach Sobiech, un émouvant témoignage   Zach Sobiech

Page 25   Mourir auprès de mon amour   Demis Roussos
 
 


 


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